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Les nouvelles « exigences » de « l’opposition républicaine » guinéenne

L’opposition républicaine exige des autorités publiques la mise en œuvre des actions suivantes :

1. La signature du Relevé de Conclusions résultant du dialogue politique intervenu en juillet 2014 et la mise en place subséquente des comités de suivi et de veille;

2. La définition consensuelle d'un calendrier électoral pour la tenue, dans les meilleurs délais, des élections communales, en vue de mettre un terme à l'existence illégale de délégations spéciales et d'autres "élus" locaux nommés, ne disposant d'aucune légitimité pour administrer les collectivités. Ces responsables du parti au pouvoir qui ne sont dotés d'aucun mandat électif rivalisent de zèle dans la persécution des militants de l'opposition, surtout à l'intérieur du pays ;

3. La réforme de la CENI qui a montré ses limites à l’occasion des dernières élections législatives et qui ne remplit plus, dans sa composition actuelle, le critère de parité prévu dans la loi 016 qui fixe son organisation et détermine son mode de fonctionnement ;

4. La reprise intégrale du dernier Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH-3) dont l'analyse des résultats provisoires révèle de nombreuses incohérences et anomalies soutenues par une volonté politique manifeste du gouvernement de l’utiliser non pas comme un outil fiable de planification pour le développement et la lutte contre la pauvreté, mais plutôt comme un véritable instrument de cadrage du fichier électoral pour justifier, à terme, un électorat fictif dans les fiefs du parti au pouvoir ;

5. La mise en place immédiate des institutions républicaines (Cour constitutionnelle, Cour des comptes, Haute cour de justice, Haute autorité de la communication, Haute autorité des collectivités locales, Institution Indépendante des droits Humains) dont l'absence est une violation manifeste de la Constitution et une cause du maintien de notre pays dans une situation de transition politique ;

6. L'arrêt du harcèlement et de la persécution des responsables de l'opposition (1)et l'ouverture immédiate d'enquêtes sérieuses devant aboutir à l'identification des acteurs et commanditaires de ces actes d'un autre âge en vue de leur traduction devant les juridictions compétentes ;

7. La démilitarisation du village de Womey afin de mettre un terme à la punition collective qui frappe indistinctement les habitants de cette localité tout en exigeant que la meilleure diligence soit accordée à la traduction, devant les tribunaux, des personnes soupçonnées de commission de meurtres et d'actes de violence, le 16 septembre 2014, à l'encontre des membres de la mission officielle de sensibilisation.

Dans l'éventualité où ces revendications ne seraient pas immédiatement satisfaites, l'opposition républicaine initiera dans les prochains jours une série de manifestations pacifiques sur les places publiques afin d'amener le pouvoir à se conformer aux dispositions de la Constitution et des lois de la République.

Source : Guineenews

(1)Et la persécution des militants ?

Tag(s) : #Politique

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