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PardonSekouba

Encore des morts, et comme toujours dans les rangs de l'UFDG. Cela ne semble plus être une exception, mais la règle dans notre pays.

Il est évident pour tout le monde que les forces du passé demeurent toujours très actives en Guinée. La politique mise en place par le PDG, qui se retrouve complètement avalisée par les déclarations et la politique sans nuance du chef du RPG, rejoignent la culture de violence de l'armée.

Celle-ci n'a et ne connait qu'un seul modus operandi: la répression dure et sans discernement  qu'elle a toujours appliqué depuis que la France s'est désengagée pour notre malheur, au moment de ce que nous appelons commodément "Indépendance" et qui n'en a jamais été, sauf pour les bénéficiaires des régimes dictatoriaux qui se sont succédé à la tête du pays. Cette armée est donc plutôt une police politique infatuée de son importance et de sa vérité défendue par la baïonnette et des balles des fusils achetés à la sueur du pauvre peuple. Un groupe de tortionnaires qui ne rendront jamais le pouvoir et qui feront de toute personne élue dans ce climat une simple marionnette. Nous sommes, à maints égards, en train de réécrire ce que les pays d'Amérique latine ont vécu les deux derniers tiers du siècle passé.

En Guinée, malheureusement, "Forces de l'ordre" signifie donc groupes indisciplinés de désordre et répression. L'UFDG, qui est restée sourde aux avertissements sur son laxisme à laisser nommer des crapules politiques aux postes stratégiques (premier ministre, Préfets, Chef de la CENI, etc) paye aujourd'hui au prix fort la politique de "tolérance" conduite par son premier responsable, Cellou. Lequel, malgré (ou à cause de sa légendaire "politesse") semble singulièrement manquer aux moments cruciaux de vision à long terme pour un dirigeant politique.

Il doit savoir que ses non-prises de décision répétitives peuvent se traduire par la suite et sont indirectement la cause des pertes en vie humaines dans les rangs de ses partisans. Mais cela signifierait que M. Cellou Dalein soit capable de remettre en cause son comportement. Ce qui ne nous semble pas évident au jour d'aujourd'hui. On peut lui pardonner de se taire, dans une certaine mesure, mais pas de rester inactif aux périodes charnières.

D'où la question qui viendra inévitablement à se poser: Cellou a t-il la carrure d'un meneur d'hommes, n'est-il tout simplement qu'un excellent technocrate?

Comme toujours en Guinée, "on" n'aime que ceux qui applaudissent le chef quelque soit sa façon de diriger. Critiquer, dans le sens de disséquer son action pour en retrouver les failles et l'améliorer vous fait passer ipso facto pour un râleur, son adversaire au mieux ou son ennemi au pire. Dommage.

L'UFDG a-t-elle intégré le fait que ce ne sont pas les bulletins de vote de ses militants seuls qui lui donneront la direction du pays? Il est dangereux et suicidaire de confondre militants et électeurs, parmi lesquels se retrouvent l'essentiel des sympathisants.

 Il est encore temps pour ce parti et ses dirigeants de se ressaisir et changer radicalement de méthodes.

Thierno A DIALLO

Tag(s) : #Libre opinion

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