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[..]Elhadj Cellou Dalein Diallo, candidat de l’UFDG :

« Le président est venu nous apporter sa contribution au processus de cette transition qui suscite souvent des frayeurs auprès des amis de la Guinée. Il nous a demandé de faire preuve de retenue, de promouvoir l’apaisement pour que les élections se passent dans les meilleures conditions. Je lui ai exprimé mes préoccupations. Surtout par rapport au retard pris pour l’organisation de ce second tour. Vous savez, je lui ai rappelé que ce deuxième tour devait avoir lieu le 4 août si on avait respecté à la lettre les dispositions de la constitution. De compromis en compromis, on réussi à fixer une date avec l’accord de l’ensemble des acteurs, les deux candidats, le 19 septembre. Et le décret ayant été pris par le président de la République pour convoquer donc les électeurs à cette date. Malheureusement, il y a quelques jours, on a appris que cette date ne peut pas être tenue. Nous avons demandé à monsieur le président d’attirer l’attention des autorités sur la nécessité d’organiser ce second tour. Parce qu’il s’agit de la même élection. Ce n’est pas une autre élection. Si le délai se prolonge, ça risque de paraître comme une deuxième élection. Souvenez-vous qu’on a organisé le premier tour le 27 juin. Il y a bientôt trois mois. C’est vrai qu’il y a une raison technique. Parce que la CENI n’a pu corriger des dysfonctionnements. Mais il faut dire aussi qu’on a trop demandé à la CENI. C'est-à-dire des choses qui existaient qu’on aurait pu dénoncer avant le premier tour. On aurait pu créer toutes les conditions d’une élection satisfaisante pour les uns et pour les autres. Mais tout le monde était pressé et on a organisé ce premier tour. Donc, on a l’obligation d’organiser le second tour dans un délai raisonnable. Malheureusement, la CENI n’est pas encadrée. On s’attend à une nouvelle date. J’espère qu’on va l’avoir. On a parlé du 3 octobre, je souhaite vivement que la marge nouvelle concédée à la CENI ne dépasse pas deux semaines. Vous connaissez le lien qui existe entre la Guinée-Bissau et la Guinée-Conakry et Sanha est venu apporter son soutien. Il n’a pas de garantie à donner. Il va sans doute apprécier, après sa rencontre avec les deux candidats, les autres présidents des institutions et le président Sékouba, faire des recommandations en fonction de ce qu’il aura tiré des consultations qu’il est en train de faire avec les différents acteurs. Pour l’instant, nous avons demandé à nos militants de garder le calme et de faire preuve de retenue. Nous sommes dans les consultations pour la définition d’une nouvelle date. Pour l’instant, il n’y a pas de manifestations. »

Pr. Alpha Condé, Candidat du RPG :

« Le Président Bissau-guinéen nous a dit que depuis son élection à la tête de son pays, il n’était jamais venu en Guinée. Il nous a confié qu’il n’oublie pas que le PAIGC est né Guinée et que cette dernière qui a largement contribué pour la lutte de libération de la Guinée-Bissau. C’est pourquoi, il vient s’enquérir, nous a-t-il dit. Je lui ai donné l’assurance que les élections se dérouleront dans de très bonnes conditions. Seulement, nous allons laisser la CENI travailler. Parce que la CENI a montré à la face du monde qu’elle n’est pas prête. Que la CENI nous dise quand est ce qu’elle pourra corriger les dysfonctionnements relevés et ensuite nous proposer une date. Ce n’est pas d’autres personnes qui doivent nous dire, une semaine, deux ou trois semaines… C’est à la CENI et seulement à elle de nous dire voilà des problèmes qui restent à régler et à telle date ils pourront être résolus et que les élections pourront avoir effectivement lieu à telle autre date. Parce que si les élections ne se font pas bien, il va y avoir des troubles et c’est l’armée qui va reprendre le pouvoir. Moi je me suis battu pendant 40 ans pour la véritable démocratie dans ce pays. Donc, je voudrais que la situation soit apaisée. Tout le monde avait prédit qu’après le premier tour, il allait y avoir des histoires mais il n’y a rien eu. Si la CENI règle les dysfonctionnements, l’élection se déroulera normalement, il n’y aura aucun trouble et la Guinée va développer. C’est ce que je lui ai dit et que la Guinée a toujours comme politique, l’intégration africaine. Il le sait. Puisqu’on se connait depuis longtemps. Je lui ai dit qu’il peut repartir rassurer et que les élections, s’il plait à Dieu, se dérouleront dans la paix et la tranquillité. Ce qui permettra à la Guinée de reprendre sa place dans le concert des nations. »[..]

Source: Guineenews

Tag(s) : #Politique

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