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I - CONSTATS ET CONTEXTE POLITIQUE

 

A ce jour, il est clairement établi que ni le gouvernement ni la CENI n'offrent les garanties nécessaires pour le bon déroulement du deuxième tour du scrutin  présidentiel fixé au 24 octobre prochain.

 

En effet, l'absence de neutralité de ces institutions ne permet pas de garantir la transparence et l'acceptation des résultats et par conséquence de prévenir toute violence post électorale.

 

Cette situation est imputable à tous les acteurs de la transition et principalement au Président de la République par intérim. Lequel devrait être le premier garant de la stabilité politique et sociale du pays. C'est au Président de la République qu'il incombe de garantir le bon déroulement du processus électoral en veillant au respect de la loi électorale dans un climat de paix et de cohésion sociale. Ce qu’il n’a pas fait et ne semble pas avoir la volonté de faire ! En effet, comment peut-il fixer la date du second tour sans manifester la moindre volonté de sortir l’institution chargée de l’organisation de l’élection de la confusion ? Pourtant, des propositions dans ce sens lui ont été faites par toutes les institutions de la république réunies ensemble. Dans sa propre conférence de presse, Monsieur Lounceny Camara reconnaît lui-même avoir gardé du matériel électoral dans son bureau, conduisant ainsi à l’annulation du vote de Ratoma au détriment d’un candidat !

 

Dans l'impossibilité d'organiser un 2ème tour, le candidat arrivé en tête au premier tour a toute légitimité requise pour diriger le pays pour la durée du mandat tel que défini dans la Constitution.

 

II - HYPOTHESES ET SOLUTIONS

 

Si Lounceny Camara est maintenu au poste de président de la CENI malgré d'une part les multiples violations du règlement intérieur qui ont favorisé son accession à ce poste et, d'autre part les plaintes, pour fraudes lors du 1er tour des élections et tentative de détournement de bulletins de vote et de matériels destinés à le gestion du processus électoral, déposées auprès des juridictions guinéennes, nous assisterons alors à :

 

a- Un Hold Up électoral garanti qui va obliger l'Alliance des Bâtisseurs (UFDG, UFR, AGR etc.)  qui totalisent ensemble près de 70% de l'électorat national de faire un blocage et il n'y aura pas d'élection sans eux, avec un risque évident de troubles sociaux et du maintien  éventuel de l'armée au pouvoir et pourquoi pas un retour de Dadis ? Ou

 

b- L’interruption du processus par décision politique et comme l'a dit le Général, imposer un civil après sa tournée des casernes.

Nous dirons alors au Général d'avoir ce sursaut patriotique et légaliste en confirmant CELLOU DALEIN DIALLO Président car il sera obligé d'appliquer la loi du suffrage ou créer du chaos en Guinée. Seul celui-là qui a déjà obtenu la majorité légitimement exprimée doit être intronisé.

 

c - Le président contesté de la CENI est révoqué, une personnalité neutre et respectable mise à la tête de l’institution. Dans ce cas, les élections auront lieu dans la transparence et les résultats seront crédibles et acceptés par tout le monde.

 

 

L’Initiative de Bruxelles pour le Changement en Guinée (IBCG)

Contact : ibcg2008@ymail.com

Tag(s) : #Communiqué