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Ben sekou SYLLA-1

Selon des sources judiciaires et proches de la CENI, le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (Ceni) Ben Sékou Sylla et le chargé de la planification Elhadj Boubacar Diallo ont été condamnés ce jeudi 09 septembre par le Tribunal correctionnel de Dixinn à un an de prison ferme, au paiement d’une amende de 2 000 000 FG et le tout assorti d’une déchéance de leurs droits civiques pendant deux ans. En outre, les deux responsables de la CENI doivent verser un franc symbolique au titre des intérêts civils.

Cette sentence, qui a été rendue en audience publique, fait suite à une plainte du Rassemblement du peuple de Guinée du Pr Alpha Condé et dans laquelle, il était reproché à ces deux membres de la CENI le fait de n’avoir par transmis à la cour suprême lors du premier tour les procès verbaux de vote des communes de Conakry Ratoma et Matam et ceux des préfectures Lola, Mandiana et Kankan.

Le tribunal n’a pas retenu l’exception d’immunité soulevée par les avocats des membres de la CENI qui ont finalement boudé le prétoire. Le président de la CENI Ben Sekou Sylla étant absent pour des raisons de maladie, le jugement a été rendu par défaut, apprend-on.

Outre ces deux membres, les deux vice-présidents de la CENI Amadou Oury Baldé et Madame Diaby Hadja Mame Camara sont également dans la ligne de mire du RPG. En effet, au cours d’une audience que le premier ministre Jean Marie Doré a accordée ce vendredi au candidat Pr Condé et à ses alliés, le porte-parole de l’alliance Arc-en-ciel François Lounceny Fall a demandé la révocation de ces deux vice-présidents, à cause, dit-il, de leur appartenance à l’UPR pour le premier et au PUP pour la seconde.

On espère du côté du RPG que ces arguments suffiront pour que le Général Konaté prenne un décret pour faire remplacer le président, les deux vice-présidents et le chargé de la planification de la CENI.

Tout ce branlebas de combat autour du contrôle de l’institution chargée de l’organisation du scrutin intervient à dix jours du deuxième tour de l’élection présidentielle prévue pour le dimanche 19 septembre. Aussi, toute la question est désormais de savoir si cette date pourra être respectée dans ces conditions.
  Amadou Tham Camara

Source : Guineenews

 

Commentaire

Vérité ou Intox ? Pour le moment, il faut prendre cette information avec les précautions d’usage. Nous attendons  une déclaration officielle des autorités judiciaires et/ou gouvernementales pour apprécier cette nouvelle à sa juste valeur. Car ses conséquences seraient importantes sur la suite du processus électoral. Un vrai Coup de Jarnac, comme qui dirait.

Prudence donc.

TAD

Tag(s) : #Actualité

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