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El hadj Foumba Kourouma, le doyen de la Commission électorale, réclame le poste de président de l'institution. Il est appuyé par l'ex-présidente par intérim, madame Hadja Aminata Camara. Foumba Kourouma demande que son titre de président soit confirmé par le gouvernement ou par l'assemblée plénière de la CENI. Il conteste ainsi l'élection de Louncény Camara, président de la Commission depuis le mois de septembre qui lui, dénonce cette manœuvre.

Au terme d'une semaine de guerre interne, une chose est claire : la CENI est déboussolée. Au soir de jeudi 14 octobre, plusieurs membres contestant le président Louncény Camara ont organisé une passation de service entre l'ancienne présidente par intérim, Aminata Mame Camara et le doyen de l'institution, Foumba Kourouma. Ce dernier est donc devenu selon ses propres mots « président proposé » de la CENI. Et il insiste pour être confirmé par un vote de l'assemblée plénière ou une décision gouvernementale.

Pour Louncény Camara qui a été élu président au mois de septembre par dix-sept des vingt-deux membres de la CENI, les actions de Foumba Kourouma n'ont aucune valeur juridique. Et il dénonce une manœuvre visant à paralyser la Commission électorale.

C'est d'ailleurs l'un des objectifs avoué de Foumba Kourouma que de susciter une situation de crise afin de trancher la guerre des chefs. Car entre le candidat Cellou Dalein Diallo qui récuse Louncény Camara et le candidat Alpha Condé qui le soutient, il n'y a pour l'heure aucun compromis possible.

Pour leur part, les représentants de la société civile proposent un coup de balai général, c'est-à-dire, une dissolution pure et simple de la CENI. Mais pour l'heure, ni le gouvernement, ni le président de la transition n'osent ou ne souhaitent s'immiscer publiquement dans cette querelle.

RFI

Tag(s) : #Actualité

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