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Lapidation

 Après Carla Bruni, Bernard Henri-Lévy ou encore Dieudonné, une autre personnalité - religieuse cette fois - apporte son soutien à Sakineh Mohammadi-Ashtiani, cette Iranienne condamnée à mort par lapidation pour plusieurs adultères, selon les autorités iraniennes.

Il s'agit du recteur de la mosquée d'Evry-Courcouronnes. Jeudi, Khalil Merroun a lancé «un appel aux mollahs» afin qu'ils annulent sa condamnation à mort. Son argumentaire est strictement religieux : selon lui, le constat des faits reprochés n'est pas conforme à la jurisprudence de la charia.

«La plume dans l'encrier»

 

Selon lui, plusieurs éléments doivent être réunis «pour constater l'adultère»:

«Que quatre témoins oculaires dignes de confiance constatent l'acte de "la plume dans l'encrier"», qu'ils aient essayé de passer «un fil entre les deux corps» et «que l'accusée plaide coupable», précise Khalil Merroun.

«Si elle ne plaide pas coupable, elle est présumée innocente. Cette présomption d'innocence est capitale. Est-ce que les mollahs qui l'ont jugée sont des témoins oculaires ?», a interrogé le recteur de la mosquée de Courcouronnes. «J'ai étudié (les textes) avec des théologiens», a-t-il précisé.

Manifestation de soutien à Paris dimanche

 

«Je lance un appel aux mollahs, d'annuler cette condamnation et de rendre cette femme libre. Les mollahs se sont trompés, ce qui a alimenté une haine envers l'islam», a-t-il souligné.

En plus de la lapidation pour plusieurs adultères, Sakineh Mohammadi-Ashtiani, une mère de famille de 43 ans, a été condamnée en 2006 à 10 ans de prison pour participation au meurtre de son mari avec l'un de ses amants. Sa condamnation à mort a provoqué une protestation unanime en Europe. Dimanche à 14 heures, une manifestation organisée à l'initiative de la revue de Bernard-Henri Lévy «La Règle du jeu» et de l'association «Ni Putes Ni Soumises» est prévue place de la République à Paris. Une pétition lancée par la revue en ligne laregledujeu.org a passé le cap de son cent millième signataire.

Depuis juillet, différents responsables iraniens ont indiqué que la peine de mort de Sakineh avait été «suspendue sur ordre du chef de l'autorité judiciaire et ne sera pas appliquée pour le moment». Un responsable de la justice iranienne a en outre démenti les informations selon lesquelles Sakineh Mohammadi-Ashtiani avait été récemment fouettée. Mais beaucoup craignent qu'elle ne soit exécutée après la fin du ramadan, prévue vendredi.

 

LeParisien/AFP

Tag(s) : #Société

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