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Thierno Seydou BAYO jrs 04

La CENI ne cautionera jamais l’idée saugrenue de modifier le protocole d’accord

 

Le chef de département d’informations, de sensibilisation et de communication de la CENI Thierno Seydou Bayo a animé ce mercredi 25 août 2010, un point de presse au centre de la communication à Coleah. Au cours de ce point de presse auquel a assisté Guineenews©, le conférencier a déclaré qu’il n’arrive pas à comprendre « l’acharnement » de Alpha Condé, candidat du RPG qui, selon lui, s’était battu contre le régime du président Conté pour la création d’une structure électorale indépendante.

Selon Thierno Seydou Bayo, les élections étaient exclusivement organisées par le ministère chargé de l’Intérieur à l’instar de la France et d’autres pays. « M. Alseny René Gomez sera le premier à faire l’expérience d’élections multipartites en 1993, avec huit candidats y compris le président sortant (feu Lansana Conté, ndlr). Feu Zainoul Abidine Sanoussi prendra le relais, succédé plus tard dans cette fonction par M. Moussa Solano suivi par M. Kiridi Bangoura ».

Depuis donc cette fameuse expérience s’étonne Bayo, une velléité de création de structures de supervision et de contrôle a persisté mollement au commencement et s’est imposée.

« Voyant la mise en place du Haut conseil aux affaires électorales, de la commission nationale électorale, du conseil national électoral, de la commission électorale nationale autonome et aujourd’hui, de la commission électorale nationale indépendante (CENI) », rappelle-t-il.

S’interrogeant sur le défit de confiance qui a existé à l’époque entre les acteurs politiques et le ministère de l’Intérieur en charge de la gestion des élections, Thierno Seydou affirme : « les grands combattants de cette noble lutte furent entre autres, Siradio Diallo, Ba Mamadou (paix à leurs âmes), Jean marie Doré et le Pr. Alpha Condé ».

« (…) Je n’arrive pas à comprendre l’acharnement des mêmes acteurs à vouloir aujourd’hui le contraire de ce pour lequel ils se sont vaillamment battus, c’est-à-dire l’avènement d’une structure indépendante telle que souhaitée dès le début du déclenchement de la bataille pour la démocratie en guinée. Les premiers cités se retourneraient certainement dans leurs tombes, par réprobation… », s’amuse-t-il à déclarer.

Pour lui, l’implication à nouveau du ministère chargé de l’Intérieur dans la gestion des élections serait un danger de mort pour la démocratie guinéenne embryonnaire.

« Nul n’est sensé ignorer les tractations et efforts titanesques d’un ministère de l’Intérieur à faire élire coute que coute son patron au premier tour avec un taux défiant toute logique. Les exemples des présidentielles de 1993 et de 1998 sont éloquents. Veulent-ils ainsi nous amener encore à combattre becs et ongles une nouvelle dictature ? », s’interrogera-t-il par la suite.

Rappelant qu’à la prise de l’Ordonnance n°015 du 15 janvier 2009, le MATAP et la CENI ont procédé à la signature d’un protocole d’accord concocté par les deux, le chargé de communication de la CENI affirme que ceci l’amène à croire qu’il y a tentative de diversion.

« La dernière mission pour le réaménagement des bureaux de vote, démontre s’il en est encore besoin, la solidité de l’entente parfaite des parties à faire une gestion concertée du processus électoral vers le second tour apaisé. (…) Oui il est vrai que nous sommes dans le pays des occasions manquées, la CENI est fustigée à l’intérieur mais très acclamée à l’extérieur…Le 27 juin 2010 a connu l’efficacité d’une structure faisant ses premiers pas, les candidats malheureux l’ont jetée en pâture dans la fosse aux loups, alors que le fair- play plaidait pour l’acceptation des résultats », déplore-t-il.

Il est cependant plus qu’évident indique le conférencier que la CENI ne « cautionnera jamais l’idée saugrenue » de modifier le protocole d’accord en un quelconque décret d’application « nous sommes dans un État, à ce titre, tout acteur devra jouer son strict rôle sans marcher sur la platebande de l’autre ». Pour lui, ce protocole d’accord donne pleine satisfaction aux deux parties (CENI et MATAP) puisqu’elles ne l’ont jamais dénoncé, œuvrant sans relâche conclut-il, à son exécution dans une parfaite cohésion et dans l’efficacité. 

Thierno H SOW/Guineenews

Tag(s) : #Actualité

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