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Journée de réflexion sur la Guinée organisée par la Plate forme Guinée (*)
avec le soutien du Conseil régional des Pays de la Loire

le Mercredi 15 septembre 2010 à Nantes

 

Thème : Guinée : la Démocratie au service du développement, un défi à relever

 

Contribution de Nabbie SOUMAH : La Guinée, un pays convoité à la démocratisation balbutiante

 

INTRODUCTION

La Guinée est le premier pays indépendant de l’Afrique francophone subsaharienne lors du référendum du 28 septembre 1958.

Ce pays qualifié de « scandale géologique » avec son sous-sol qui regorge de potentialités économiques et naturelles exceptionnelles peut nourrir de grandes ambitions, être à moyen ou long terme un pays émergeant et la locomotive du développement de la sous-région.

Mais, paradoxalement, il est un des pays les plus pauvres du monde et où la mauvaise gouvernance et la violence politique perdurent.

Il (sur)vit de ses ressources minières ; mais ce n’est qu’en mobilisant toutes ses forces humaines que le Guinée peut espérer accomplir des progrès significatifs.

Mais le climat politique est tendu, l’économie exsangue avec une mauvaise gouvernance chronique, des mutineries à répétition, les droits humains bafoués, plus un environnement régional explosif.

Après 52 ans de dictature, de régimes autocratiques, le « Non » à la France, le socialisme, la Guinée prépare le second tour de sa première élection libre pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

C’est l’élection majeure : celle du futur Président de la République qui est le maître absolu du jeu politique, la clé de voûte des institutions.

C’est une présidentielle historique sans Président, ni ministre, ni membre de la junte du CNDD sortants et une Commission électorale nationale indépendante (CENI) aux manettes à la place de l’administration partisane, inféodée au pouvoir.

Mais ce second tour d’un processus de démocratisation balbutiante est marqué par une bipolarisation politique sous forte connotation identitaire et régionaliste, notamment entre les ethnies Peulh et Malinké.

Malgré les risques d’instabilité et ses problèmes récurrents de mauvaise gouvernance (cf. ses accords commerciaux de gré à gré et dolosifs), la Guinée demeure un pays convoité pour ses ressources minières, naturelles et halieutiques exceptionnelles.

Plateforme-Guinee-1.jpg

 

1) Le fameux paradoxe guinéen

 

Malgré ses potentialités naturelles, économiques et humaines, la Guinée fait partie des pays les plus pauvres du monde. Avec des conditions naturelles aussi favorables, elle devrait être, par exemple, exportatrice de produits agricoles. Ce n’est pas encore le cas et elle vit essentiellement de ses ressources minières.

Ce n’est qu’en mobilisant toutes ses forces humaines dans un espace politique « pacifié » et démocratique que le Guinée pourra espérer accomplir son développement économique et social.

 

a) Des potentialités économiques et naturelles exceptionnelles

 

L’économie guinéenne repose essentiellement sur le secteur minier qui lui assure 80 % des recettes d’exportation du pays, 65 % des recettes fiscales et 25 % de son PIB.

La Guinée détient 2/3 des réserves mondiales de bauxite, en est le deuxième producteur et exportateur mondial après l'Australie.

Le potentiel en minerai de fer est estimé à 7 milliards de tonnes de réserves ; il est de haute qualité. On le trouve essentiellement en Basse Guinée, mais aussi en Guinée forestière dans le massif du mont Nimba.

L'or de la Guinée est de bonne qualité  de 20 à 23,5 carats. Il est exploité aussi bien de façon artisanale, semi-industrielle qu'industrielle.

A l'instar de l'or, on trouve le diamant en Guinée dont les réserves totales sont estimées entre 25 et 30 millions de carats. Cette estimation est loin d'être exhaustive car tout le potentiel n'est pas exploité. L'exploitation de l’or représenterait 4 à 5 tonne par an et le diamant 63 millions $ d'exportation.

Le plomb, le zinc et l'uraniumqui ne sont pas encore exploités, complètent une panoplie d'autant plus intéressante que le potentiel hydroélectrique (cf. « les Rivières du Sud ») est impressionnant.

La Guinée rurale est aussi diverse que ses milieux naturels. La frange littorale est le domaine de peuples riziculteurs qui ont colonisé les mangroves et les ont transformées en rizières inondées. En haute Guinée, on associe riz de bas fonds et riz sous pluie. Le fonio est la culture principale dans le Fouta-Djalon.

Il y a des cultures d'exportation tels le café, le coton, l’arachide.

Le troupeau bovin est estimé à 2,7 millions de têtes.

La forêt produit 4,7 millions de m³ de bois.

Il y aurait des gisements de Pétrole et de gaz.

 

b) Echecs et malheurs

 

Voici ci-dessous quelques chiffres clés et des données économiques qui attestent, démontrent le paradoxe guinéen, l’écart entre les potentialités et la production.

 

Superficie (km²)

245 900

Capitale

Conakry (1,1 million d’habitants)

Villes principales

Kankan, Kindia N’Zérékoré, Siguiri, Labé

Langue officielle

Français

Monnaie

Franc guinéen (cours flottant)

Fête nationale

2 octobre

Croissance démographique

2,5 % par an

Espérance de vie

57,3 ans

Taux d’alphabétisation

29,5 % des adultes de plus de 15 ans

Religions

Islam (85%), christianisme (8%), animisme (7%)

Indice de développement humain

0,435 soit 170ème sur 182 pays

PIB

3 798 milliards $ (Banque mondiale 2008)

PNB par habitant

350 $ (Banque mondiale 2008)

Croissance moyenne (2000-2008, en %)

3,1 %

Taux de croissance économique

2,5 %

Service de la dette (en % des exportations)

13,1

Dette publique extérieure

3 072 milliard $, soit 75% du PIB

Taux d’inflation

7% en 2009 (FMI)

Balance commerciale (FOB)

- 4 338 millions $ (Banque mondiale 2008)

Principaux clients

Espagne : 15,9%, Russie : 14,8%, Ukraine : 13,4%

Principaux fournisseurs

Chine : 28,3%, France : 21,5%, Pays-Bas : 20,8%

Part des secteurs d’activités dans le PIB

agriculture (8 %), industrie (35 %), services (58 %)

Exportation (en % du PIB) 

28

Exportations françaises vers la Guinée

100,8 millions d’euros en 2009 ; (DGTPE)

Importation (en % du PIB) 

30

Importations françaises de la Guinée

35,8 millions d’euros en 2009 ; (DGTPE)

Internautes (pour 100 habitants)

0,9

Abonné à un service de téléphonie mobile (pour 100 habitants)

26

Source : World Development Indicators database, L'Expansion, UNDP, 2009

 

Par ailleurs, selon l’indice de perception de la corruption de Transparency International, en 2008 la Guinée est classée 173ème sur 180.

La corruption continue de siphonner de manière dramatique les ressources affectées notamment à l’éducation (6 % du budget de l’Etat guinéen en 2008 contre 34 % en France, 40 % au Sénégal), à la santé, aux hôpitaux, au réseau de distribution d’eau potable, aux infrastructures, aux équipements structurants vitaux pour le développement d’un pays. 

 

2°) Une démocratisation balbutiante

 

a) Evolution de l’histoire politique contemporaine de la Guinée

 

Six personnages ont marqué l’histoire politique contemporaine de la Guinée, après chaque alternance ou changement de régime, avec un bilan désastreux sauf pour le Général Sékouba Konaté qui a respecté ses engagements, pour le moment :

- Ahmed Sékou Touré (1922-1984) et le PDG depuis l’indépendance à mars 1984.

- Lansana Conté (1934-2008) et le CMRN d’avril 1984 à décembre 2008.

- Lansana Kouyaté, Premier ministre de consensus mou, de compromission de mars 2007 à juin 2008, après les révoltes populaires réprimées dans le sang en juin 2006, janvier-février 2007.

- Moussa Camara, avec le CNDD version Dadis en 2008 qui sera remplacé en décembre 2009 par le Général Sékouba Konaté, ministre de la défense.

- Jean Marie Doré, Premier ministre de transition adoubé par le Forum des Forces vives en février 2010.

Moussa Dadis Camara et le CNDD accèdent au pouvoir le 23 décembre 2008 lors d’un coup d’état à la mort de L. Conté avec la promesse de rendre le pouvoir aux civils un an après.

Le tournant de Boulbinet avec l’organisation de « Mamayas » très coûteux à la Banque centrale pour appeler à la candidature de Dadis et après des manœuvres dilatoires.

La mise en place d’institutions de la transition prévues en avril 2009 sont sans cesse reportées sine die au grand dam des partenaires qu’étaient le Forum des Forces Vives et le Groupe de contact international représentant de la communauté international.

26 septembre 2009 Visite de Dadis dans le Foutah pour « défier l’opposition ».

28 septembre carnages, exactions, viols au stade du même nom.

Délai de forclusion de l’Union africaine le 17 octobre à minuit pour la renonciation à  sa candidature.

Novembre 2009, Ouaga 1 et 2 : Blaise Compaoré donne à Dadis plus qu’il n’en demande en préconisant la candidature de ce dernier à la présidentielle ; d’où le blocage du dialogue.

Le rapport nominatif et accablant de la Commission d'enquête onusienne de M.Mohamed Bedjaoui déstabilisera la junte d’où, le 3 décembre, l’attentat au camp Koundara sur Dadis par son aide de camp TOUMBA DIAKITE.

Le Général Konaté sera nommé chef d’Etat par intérim, Président de la transition.

L’accord tripartite de Ouagadougou en 12 points est signé le 15 janvier 2010.

Victoire des Forces vives à qui la primature et le Conseil national de transition (CNT) reviennent mais la précampagne électorale sonnera le glas de leur unité.

Adoption de la nouvelle constitution du 7 mai 2010.

27 juin : 1er tour sans incident majeur.

Contestation par Sydia Touré de sa disqualification arrivé 3ème et manif des « chemises rouges », des femmes qui suscitera des menaces de démission de Konaté.

Visite de Wade, ATT, Compaoré, des chefs d’Etat de la Mano River pour ramener les protagonistes à la raison.

Fixation de la date du second tour pour le 19 septembre.

Pour la première élection libre et démocratique en Guinée du 27 Juin 2010, on comptait 129 partis politiques reconnus. Pour maintenir le nombre de candidats à un niveau facile à gérer, la CENI imposa le paiement d’une caution, de 400 millions de francs guinéens (près de 80.000 $) par candidat, remboursable si celui-ci obtenait 5 % des suffrages exprimés.

Il y eut 24 candidatures retenues sur les 42 inscrits à la Cour Suprême.

Le premier tour s’était bien passé, le chronogramme de la transition relancée par l’accord de Ouagadougou du 15 janvier 2010 avait été respecté, et le peuple guinéen avait fait preuve, encore une fois de plus, de maturité, de sagesse et d’esprit civique.

Le second tour doit départager Cellou Dalein Diallo (43,69 %) allié avec l’UFR de Sidya Touré, la NGR de Ibrahima Abé Sylla, la GECI de Fodé Mohamed Soumah et le PUP de Moussa Solano, d’un côté, et Alpha Condé (18,25 %) soutenu par une nébuleuse de partis au sein de l’arc-en-ciel, de l’autre côté.

Mais les probabilités d’affrontements ethniques Peulhs/Malinkés sont de plus en plus élevées : il existe actuellement une atmosphère délétère et dangereuse en Guinée.

 

b) Tensions et incertitudes pour une élection historique

 

Ce climat malsain aux conséquences humaines, sociales et politiques imprévisibles et dramatiques a trois causes principales :

- Le rôle néfaste de Jean Marie Doré dans sa tentative de coup d’Etat constitutionnel pour modifier la Constitution et la loi organique relative au code électoral. Du rôle de Premier ministre neutre il s’est mué en directeur de campagne électoral.

« L’ordre est plus important que le calendrier électoral » clame-t-il, mais l’ordre découle de la loi, du respect scrupuleux de l’esprit et des textes de loi.

Ceci est plus important que la carrière politique et l’enrichissement illicite.

Il chercha en vain, au mépris des dispositions constitutionnelles et par le biais d’un projet éventé d’une ordonnance et/ou d’un décret, à accorder la primauté au Ministre de l’administration du territoire et des affaires politiques (MATAP), donc de facto au gouvernement, à l’Etat et ses démembrements territoriaux au détriment de la CENI.

Son président Ben Sékou Sylla est décédé mardi 14 septembre à Paris ; au début du mois d’août dernier, il avait été remplacé provisoirement par Hadja Aminata Mame Camara qui a été confirmée samedi dernier lors d’un vote de confiance interne à la CENI.

- L’attitude des partisans de l’arc-en-ciel qui font preuve de nervosité, de fébrilité, de menaces, de manœuvres dilatoires pour reporter sine die le processus électoral à des calendes grecques comme l’ami Laurent GBAGBO de l’Internationale socialiste expert en report d’élection qui a eu deux mandats pour le prix d’un.

- L’activisme politique et partisan des coordination régionales : elles avaient un rôle originel de modération, de conciliation, de tempérance pour la résolution des conflits sociaux et politiques. Mais elles n’ont pas tardé à doubler leurs fonctions sociales d’interventions politiques ponctuelles et partisanes, notamment pour leur « fils » de l’arc-en-ciel.

Peut-on être crédible lorsqu’on ne respecte pas la parole donnée, le protocole d'entente de Ouagadougou du 3 septembre 2010 visant à assurer une élection apaisée en Guinée ?

 

3) Un pays économiquement convoité et spolié

 

a) Les convoitises

 

Malgré ses problèmes récurrents de mauvaise gouvernance et les risques de troubles, d’instabilité, la Guinée demeure un pays très convoité pour ses ressources minières, naturelles, halieutiques exceptionnelles.

- La compagnie hydrocarbure américaine Hyperdynamics : a procédé au lancement de sa campagne sismique 3D en Guinée, en envoyant le bateau Ramform Challenger pour l'exploration du pétrole et du gaz le jeudi 5 Août 2010 au Port Autonome de Conakry. L'exploitation se fera à partir de 2011 et 30 % de l’offshore guinéen reviendra à Hyperdynamics.
Les dispositions relatives à l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux n’ont pas été fondamentalement revues. Les coûts pétroliers n’ayant pas été intégrés dans les royalties, Hyperdynamics ne paiera donc pas d’impôts sur le bénéfice.

- Rio Tinto et le fer de Simandou : Le géant minier anglo-australien a annoncé récemment qu'il allait investir 170 millions $ supplémentaires (plus 650 millions $ déjà investis)pour l'exploitation en commun avec la société chinoiseChinalco du fer de Simandou censé renfermer 2,5 milliards de tonnes de minerai de fer ; c’est l'une des plus grandes réserves de fer au monde, dans le sud-est de la Guinée.

Le plus grand projet intégré d'infrastructure et de minerai de fer développé à ce jour en Afrique prévoit une production annuelle de 95 millions de tonnes, d'une voie ferrée industrielle de 650 kilomètres qui comprend 21 kilomètres de tunnels et qui traverse la Guinéejusqu'à la côte, la création de 4.000 postes à temps plein durant son exploitation.

La part de Chinalco qui va verser 1,35 milliard $ sera de 44,65 % et celle de Rio Tinto de 50,35 %, l'International Finance Corporation, bras financier de la Banque mondiale, détenant les 5 % restants. De son côté, l’Etat guinéen conserve l'option d'acquérir jusqu'à 20% du projet qui doit entrer en exploitation dans 5 ans.

 

b) Des contrats de gré à gré

 

Comme illustration de cette pratique préjudiciable aux ressources de l’Etat, le Premier ministre Jean-Marie Doréqui devrait quitter la Primature dans quelques semaines tenterait de faire signer coûte que coûte un contrat de gré à gré de 660 milliards francs guinéens attribué à l’entreprise brésilienne Eacope aux fins d’exécuter des travaux de bitumage des routes de la Guinée Forestière.

 

c) Des partenariats déséquilibrés avec des accords dolosifs

 

Le pacte sino-guinéen du 10 octobre 2009, dans le secteur minier avec le China International Fund (CIF),  est le prototype d’accord trop désavantageux pour l’Etat guinéen. L’accord de partenariat prévoit des investissements de plus de 7 milliards $ dans des projets d'infrastructures dans les secteurs de l'eau, l'électricité, le logement, le port de pêche, les télécommunications, l'aéroport, la compagnie aérienne, la logistique, les routes, le chemin de fer, investir et exploiter le diamant, le fer, la bauxite, l'or, le pétrole, le gaz et des concessions de minéraux.

L'opposition guinéenne l’a critiqué en y voyant une manière de « profiter des circonstances pour réaliser en Guinée des affaires obscures et juteuses ».

La signature controversée de ce contrat est intervenue quelques semaines après la répression sanglante d'une manifestation pacifique de l'opposition le 28 septembre à Conakry qui a fait plus de 150 morts selon l'ONU.

Le gouvernement guinéen, la China International Fund Singapour PTE Ltd et China Sonangol International Singapour PTE Ltd ont conclu un pacte d'actionnaires en vertu de l'accord cadre conclu le 12 juin 2009 à Conakry.

Ce pacte stipule la création de la Holding Africa Developement Corporation (ADC) qui sera utilisée pour construire et fournir des services.

Son article 4 accorde aux partenaires de la Guinée le droit d'être premier actionnaire stratégique, avec tous les droits et privilèges de la Compagnie Nationale Minière (NMC). Ils ont également le droit d'utiliser la NMC pour acquérir toutes les activités d'exploration existantes et futures dans lesquelles la Guinée a la propriété entière ou le contrôle. Ils ont les droits de préemption d'acheter les actifs cédés par NMC pour développer conjointement les secteurs des Mines, du pétrole et du gaz.

Ces prêts des actionnaires donneront lieu au paiement d'intérêts par ADC au coût de financement au taux moyen appliqué par les banques de Singapour.

Par ailleurs, La Guinée ne saurait, sans avoir obtenu l'accord préalable et écrit de CIF (ou de son représentant), céder tout ou partie des obligations qui lui sont conférées par le présent Pacte ni aucun bénéfice naissant dudit Pacte.

Tout litige relatif ou découlant de ce Pacte sera tranché par voie d'arbitrage en Singapour suivant le droit Singapourien corrigé, dans le cas échéant par les règles générales et principes applicables en droit international, conformément aux règles d'arbitrage du centre international d'arbitrage de Singapour (SIAC).

La Cour d'arbitrage sera composée d'un arbitre désigné par le président de SIAC.

 

CONCLUSION : Mettre la Guinée au-dessus de tout

 

Cinquante blessés et un mort. Voilà le triste bilan enregistré le week-end dernier dans l’affrontement entre les militants des deux groupes d’alliances.

Ce type d’incident peut compromettre le processus électoral.

Il convient de mettre la Guinée au-dessus de tout, de faire preuve d’un sursaut d’esprit civique, d’un supplément d’âme patriotique au moment où le sentiment des Guinéens est actuellement ambivalent.

Il oscille entre la crainte de troubles post-électoraux sous connotation ethnique et l’espoir d’un second tour dont le résultat sera incontesté.

Nous devons faire preuve de tolérance, de tempérance pour que notre pays demeure un îlot de paix dans un environnement agité de notre sous-région.

Pour lui éviter les affres de la division, il faudra procéder à un affranchissement de la tutelle familiale, ethnique, régionale dans l’action publique et politique.

Pour que la Guinée devienne demain un pole de développement économique attractif pour les investisseurs nationaux et étrangers.

Pour une Guinée ouverte, tolérante, forte de sa diversité culturelle et humaine, forte de son unité, une Guinée qui est notre dénominateur commun, notre tronc commun.

 

Que Dieu préserve la Guinée !

 

Nabbie Ibrahim « Baby » SOUMAH

Juriste et anthropologue guinéen

nabbie_soumah@yahoo.fr

 

Nantes, le 15 septembre 2010

 

(*) Les membres de la Plate forme Guinée sont : AGUR France ; Coopération Atlantique ; Les enfants du Badiar ; Les Francas des Pays de la Loire ; Nantes Guinée ; Pal’arbre ; Univers-sel.

 

NABBIE BABY SOUMAH n

 

Programme

de la journée

organisée par les membres de la :

 

Au Conseil Régional des Pays de la Loire

Mercredi 15 septembre 2010

 


 

 

 

9H30 - Accueil des participants (hall d’accueil puis salle de l’hémicycle)

par Monique Rabin, Vice-présidente du Conseil Régional des Pays de la Loire

et Michelle Bureau au titre de la Plateforme Guinée

 

10h15 - La Guinée : sur la voie de la démocratie, au service du développement

 

       • Conférence : Nabbie Soumah, juriste, anthropologue et politologue guinéen

 

       • Table Ronde de réaction et débat :

-       Alain Courtel, Vice-président de l’association Univers-sel

-       Olivier Blamangin, Représentant syndical CGT international

 

       • Animation : Thierry Guidet, Directeur de la revue «Place publique»

 

12h00 - Déjeuner dans l’espace d’exposition

 

14h00 - Ateliers :

                   • Atelier 1 (Salle Fontevraud) : Concilier développement économique et protection de l’environnement                                   

                   • Atelier 2 : (Salle de l’hémicycle) : Développement humain en Guinée : le social et l’économique forment un tout                            

 

16h00 - Quelle solidarité? Des pistes pour agir (salle de l’hémicycle)

-       Bernard Vrignon, Président de la Maison des Citoyens du Monde

-       Thierno Aliou Diaouné, Ministre de la Jeunesse et des Sports de Guinée

 

16h45 - Propos de clôture

par Michel Merlet, Conseiller Général de Loire Atlantique

et Bernard Suaud au titre de la Plateforme Guinée

Tag(s) : #Analyse

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