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Un peu avant la date limite, fixée au 31 août, les derniers GI's affectés au combat sont partis jeudi matin. 50.000 soldats américains, chargés de former l'armée irakienne et de la soutenir, restent sur place en attendant le retrait total, prévu fin 2011.

La 4e brigade Stryker de la deuxième division d'infanterie de l'armée américaine, stationnée à Abou, à 25 km à l'ouest de Bagdad, était la dernière brigade de combat encore présente en Irak. Selon le planning de retrait progressif établi par Barack Obama, elle a quitté dans la nuit de mercredi à jeudi le pays en traversant la frontière avec le Koweït. Avec un peu d'avance d'ailleurs : la date limite était en effet fixée au 31 août - l'armée américaine, qui a perdu 4.400 hommes depuis 2003,  souligne néanmoins que "cela ne veut pas dire qu'il n'y a plus de troupes de combat en Irak". 
 
Le porte-parole du ministère américain des Affaires étrangères, 
Philip Crowley, qui s'exprimait en direct sur MSNBC, a évoqué un "moment historique" mais rappelé que l'engagement américain en Irak était solide et à long terme. "La dernière chose que nous voulons, c'est qu'apparaisse une nouvelle occasion d'envoyer des troupes en Irak et que nous devions mettre fin à notre phase de combat une deuxième fois. Nous ne mettons pas fin à notre engagement en Irak. Nous allons avoir un important travail à faire (...) Ce n'est pas la fin de quelque chose, mais une transition vers quelque chose de différent. Nous sommes engagés à long terme en Irak", a-t-il ajouté.

L'armée irakienne pas prête avant 2020 ?
 

Au total, il devrait rester début septembre environ 50.000 soldats américains en Irak -contre plus de 140.000 lors de l'arrivée au pouvoir de Barack Obama en janvier 2009. Ils auront un rôle d'entraînement, de conseil et de soutien de l'armée irakienne.  Selon l'accord conclu entre Washington et Bagdad, leur mission se terminera fin 2011. Le chef de l'Etat-Major irakienne a cependant averti début août que ce retrait total était prématuré. Selon lui, ses forces ne seraient pas en mesure d'assurer pleinement la sécurité du pays avant 2020.
 

Ce départ des troupes de combat intervient alors que les attentats connaissent une recrudescence -près de 60 morts mardi lors d'une explosion devant un centre de recrutement de l'armée irakienne. Il se déroule aussi alors que l'Irak subit une profonde crise politique avec l'incapacité des principaux partis politiques à se mettre d'accord pour former un nouveau gouvernement, cinq mois après les élections législatives du 7 mars.

 

TF1news

Tag(s) : #Actualité

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