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L’heure est aux interrogations désormais et aux doutes profonds concernant le processus électoral dans lequel nous sommes embarqués depuis des mois, parce qu’en pleine zone de turbulences, au point de se demander si on arrivera à bon port.

 Nos interrogations portent essentiellement sur les vraies intentions de nos commandants de bord, à savoir le Général Sékouba Konaté, investi d’une mission noble qui consiste à piloter la transition guinéenne jusqu’à son terme, c'est-à-dire offrir à notre pays, son premier Président démocratiquement élu. Le Général Konaté, épaulé par le Premier ministre de transition, Jean Marie Doré,  issu des Forces Vives qui assure la continuité de l’appareil étatique pendant cette transition en dotant les institutions de la CENI et du CNT de tous les moyens dont elles ont besoin pour sortir au plus vite notre pays de son état d’exception.

 En rappel, la tenue du 1er tour  des élections du  à la date du 27 juin n’aurait pas eu jour, n’eut été la détermination de tous les guinéens qui finit par contraindre le Général Sékouba Konaté à imposer le respect de cette date à son premier ministre Jean Marie Doré. Mais la donne a changé depuis lors, concernant la date du second tour des élections présidentielles, car nous sommes toujours tenus en haleine depuis l’annonce des résultats officiels du 1er tour par la Cour Suprême. Après moult négociations, avec des oppositions d’arguments, on est arrivé à un consensus entre les différentes institutions de la transition et notamment les deux candidats engagés pour le second tour à la date du 19 septembre 2010.

 Mais la volonté acharnée du Premier ministre Jean Marie Doré de réviser l’article 2 de notre constitution qui confiait à la CENI l’organisation des élections présidentielles et législatives en Guinée en transférant l’essentiel de ses attributs au MATAP est venu jeter un énorme discrédit aux actions du gouvernement de transition.

 Après l’échec de ce putsch constitutionnel, le premier ministre annonce une tournée dans la Guinée profonde pour évaluer le niveau de préparation des élections, mais à notre grand étonnement, seules les régions de la Guinée Forestière et de la Haute Guinée ont été visitées par lui au détriment de la moyenne Guinée et la Basse Guinée qui ont été tout simplement snobées.

 La réception par le Premier ministre du conseil des sages de la Haute Guinée, dont le discours était foncièrement porté sur les intérêts de l’un des candidat à la magistrature suprême, parce que provenant de cette région, a fragilisé encore plus notre tissu social.

 La condamnation du Président de la CENI M. Ben Sékou Sylla (Paix à son âme) et El Hadj Boubacar Diallo, pour non transmission de PV à la Cour Suprême par un juge du tribunal de Dixinn est apparue aux yeux de l’opinion publique et de la majorité comme une ultime tentative d’intimidation de l’institution dans sa mission d’organisation des élections. 

 De plus, cette condamnation est une violation sur la forme (procédure judiciaire bâclée) et une double violation sur le fond, car au regard de notre constitution, ces cadres bénéficient d’une immunité dans l’exercice de leur fonction et en second lieu, les accords du 03 septembre 2010 signés par M. Cellou Dalein Diallo et M. Alpha Condé consacraient l’indépendance de la CENI.

 

 

Alors cette condamnation à quelques jours de l’échéance électorale de ces deux cadres de la CENI, ne pouvait avoir pour but que de déstabiliser la Céni, et donc obtenir un nouveau report de la date du 2è tour des présidentielles.

 Les conséquences sont connues de tous, car des violences ont opposé les militants des deux partis engagés au second tour faisant un mort et une cinquantaine de blessés.

 Le résultat est qu’on se retrouve de nouveau dans une impasse, car les élections sont reportées sine die, avec des coïncidences pour le moins troublantes, c'est-à-dire l’incendie de l’entrepôt abritant le matériel électoral et l’incendie du siège de la FOSSEPEL où est hébergée toute la logistique de la CENI pour la supervision du processus électoral, d’où des questions qui trottent dans nos têtes.

 Qui est caché derrière ce double incendie ?

 Comment ne pas croire à l’origine criminelle de ces deux incendies orientés exclusivement vers le matériel de la CENI ?

 A qui profite cette situation d’incertitude et de tension ?

 Il faut vraiment être atteint de cécité et animé d’une mauvaise foi pour ne pas sentir un sabotage au processus électoral en cours.

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 Dans l’état actuel de la situation de notre pays, les personnes ayant intérêt à nous maintenir plus longtemps dans cet état d’exception ne sont rien d’autres que le Président de la transition Sékouba Konaté et le Premier ministre de la transition Jean Marie Doré.

 Le premier a fait preuve de lassitude et d’incapacité à mener à bien notre processus de transition, oubliant que sa mission première est de s’assurer que les différentes institutions et responsables de tutelles suivent leur feuille de routes et vont atteindre leurs objectifs dans les délais impartis. Mais au grand dam de la majorité des guinéens, notre Général multiplie ces déplacements onéreux au frais du pauvre contribuable guinéen et sans parler de ses contrats de gré à gré creusant sans cesse notre déficit public, alourdissant nos dettes publiques.

 Quant au second, il n’est plus pressé de quitter son poste juteux lui permettant de s’enrichir à une vitesse effrénée par des contrats miniers avec des multinationales sans état d’âmes, qui profitent de notre situation d’état d’exception pour s’offrir des contrats dans lesquels notre pays ne bénéficie d’aucun avantage. Sa mission principale fixée par les accords du 15 janvier 2010 à Ouagadougou n’est plus dans ses préoccupations, mais rangée aux oubliettes.

 Le constat que nous dressons est amer, car encore une nouvelle fois, les guinéens épris de changement ont été trompés. Les ennemis de la République ont repris la main, en nous prenant en otage dans notre rêve de démocratie, de justice.

 

Trop de personnes sont mortes sur le long chemin menant à la Démocratie, nous sommes tenus au devoir de mémoire collective. Donc, nous ne devons reculer d’aucune façon, parce que la victoire, plus elle est longue à se dessiner, plus on la savoure une fois acquise.

 Nous en sommes au point de nous demander s’il ne faut pas mettre la Guinée sous protectorat des Nations-Unies compte tenu de la complexité de la gestion de la transition en Guinée avec les conséquences catastrophiques d’un échec futur.

 Les Nations-Unies, l’Union africaine et la CEDEAO avec les partenaires occidentaux (Etats Unis et l’Union européenne) pourraient nous sortir du danger qui nous guette, parce que nous constatons qu’après Dadis Camara, Sékouba Konaté et  Jean Marie Doré ont d’ores et déjà malheureusement échoués à la mission qui leur dévolue.

 Donc, nous ne pouvons plus faire confiance à ces personnes pour leur manque d’intégrité et d’impartialité, deux qualités requises pour réussir la mission de transition dans notre pays.

 Nous appelons enfin à une mobilisation générale de tous les patriotes, défenseurs de vraies valeurs démocratique et de justice à constituer un front contre nos bourreaux, nos ennemis pour qu’on libère notre pays.

 Le Mouvement des Jeunes pour le Changement Guinée (MJC Guinée)

 Mjc guinée sur facebook et site : www.mjcguinee.org

 

Tag(s) : #Libre opinion

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