
En accusant des leaders politiques d’être derrières les manifestations spontanées de rues pour exiger sa non candidature à la prochaine présidentielle, le président autoproclamé rêve d’un dédouanement.Au même titre que le leader de l'UPR, Bah Ousmane. Scandaleux!
C’est le contraire qui pourrait étonner l’opinion. En accusant des leaders politiques d’être derrières les manifestations spontanées de rues pour exiger sa non candidature à la prochaine présidentielle, le président autoproclamé rêve d’un dédouanement.
C’est pourquoi, devant ses nombreux invités qui lui sont inféodés, le chef du CNDD déclare : « J’ai demandé à mes hommes de laisser les manifestants anti Dadis en paix puisque dans la vie, tout le monde ne peux pas aimé le président. Même les prophètes n’ont pas été aimés par tous.
Quant aux leaders politiques, j’ai été informé de leur présence à l’aéroport. Ils voulaient quitter le pays alors que j’ai convoqué une rencontre pour le 31 août. Mes hommes les en avaient empêchés. Mais je leur ai tout de suite demandé de laisser les leaders tranquilles... » Moussa Dadis pense peut être que si les politiciens boudent l’invitation qui leur est faite, des lois sont édictées pour les mettre aux arrêts. Grosse erreur ! Autant il se dit citoyen libre et donc apte à briguer la présidentielle, autant ces leaders sont libres à quitter le pays jusqu’à quelques heures des joutes électorales.
Ce départ étant donc mal perçu, le président Dadis enfonce le clou : « Pour ne pas qu’il y ait le feu devant eux. Ce sont les enfants des autres et non les leurs qu’ils ont envoyé dans la rue avant de quitter le pays ». Comme pour lui donner raison, Bah Ousmane de l’UPR avait quasiment dit la même chose à la veille, lors d’un meeting au siège de son parti. Pour ce leader politique, il faut que les jeunes refusent d’être manipulés par des leaders politiques. Car selon lui, c’est Dieu qui donne le pouvoir et non quelqu’un.
A demi-mot, il dit être prêt à soutenir ou à accompagner le chef de la junte : « Si le Président Dadis se porte candidat aux prochaines élections, nous déciderons si nous allons combattre contre lui ; tout comme nous pouvons décider de l’accompagner ». La réponse des militants de l’UPR présents a été automatique, parait-il.
Ce qui est sûr de l’avis de Moussa Dadis Camara, si les leaders politiques avaient des arguments à défendre, « au lieu de quitter ou de fuir le pays, ils devraient venir devant le peuple pour argumenter. Si le peuple est d’accord, il le dira. Mais ils ont quitté le pays ».
Massa KOKARI
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