C’est par l’intermédiaire d’une agence mauritanienne d’information, « Sahara Medias » de Nouakchott, ayant des contacts avec les islamistes et la nébuleuse AlQaeda que nous apprenons aujourd’hui la revendication par les jihadistes du lâche assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon.
Les raisons évoiquées par un certain Abdelkrim Al Targui tourneraient autour de la présence militaire française au Mali. Cet acte barbare contre des civils serait une « réponse aux crimes commis par la France contre les Maliens et à l'oeuvre des forces africaines et internationales contre les musulmans de l'Azawad ». Ce sont les forces d’une coalition franco-africaine qui ont répondu dans l’urgence à l’appel d’un pays agressé par les islamistes et d’une partie de sa propre armée dirigée par Sanogo, l’équivalent malien de Dadis Camara.
La France, un pays qui a prouvé par le sang versé de ses fils que ses liens historiques avec ses anciennes colonies étaient devenus des liens de respect, d’amitié et de fraternité.Une action qui a sauvé toute l’Afrique de l’Ouest de l’établissement certain d’un gouvernement d’obscurantistes coupeurs de mains au nom d’une Charia culturement et moralement étrangère, rejetée du monde actuel.
L’envoyée spéciale et son technicien étaient deux journalistes en plein travail dans le nord malien, à Kidal, zone dangereuse. Mais ils avaient du métier, et bravaient les dangers en prenant toutes les précautions.
Pour rappel, Ghislaine de RFI avait été l’une des rares journalistes à oser rencontrer Claude Pivi, assassin d’abord au service de Dadis et maintenant d’Alpha Condé avec rang de ministre. Solidaire et aimant l'Afrique, elle cotoyait en permanence la mort pour donner à ses auditeurs des informations de première main .
Ils ont été kidnappés dès la sortie d’une interview avec un dirigeant du MNLA Touareg en plein centre-ville de Kidal et froidement assassinés à quelques vingt kilomètres de cette localité. Pour les ravisseurs, la notion de liberté de la presse doit être totalement inconnue.
Selon les autorités du pays, au moins 35 personnes seraient seraient en détention dans le cadre de l’enquête. Un des quatre islamistes ayant participé au rapt et à l’assassinat serait aux mains des autorités maliennes, selon le quotidien français Le Monde.
Thierno A DIALLO