Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

rfi-logo-bTiré d’une interview du Ministre Nigérien des A.E  Mohammed Bazoum, interrogé par RFI sur la mort de ses deux envoyés spéciaux.

Les Français sont et restent des amis sincères. Ils l'ont prouvé par le sang des fils du pays tombés pour l'Afrique. Un acte hautement symbolique et apprécié à sa juste valeur.  Mais les hommes politiques peuvent se tromper, en croyant bien faire. Beaucoup de voix, dont la nôtre  ( voir les articles sur Guineelibre) s’étaient élevées pour avertir de la possibilité de faux-pas en dissociant le traitement du Nord-Mali de celui du reste du pays. La réalité a montré que les assurances sur "l'intégrtité du pays" n'ont pas tenu toutes leurs promesses. Comme si en France les problèmes de la région basque étaient dissociés de ceux du reste du pays. (ndlr)

RFI : La communauté internationale n’aurait pas dû laisser la gestion de la ville de Kidal au MNLA depuis tous ces mois ?

Oui, d’autant que le MNLA avait totalement disparu, il n’existait plus comme force militaire, ni même politique, ni même morale, pratiquement. Et on l'a réinventé, on l'a reconstruit à la faveur de la libération du Mali et puis on lui a laissé ce territoire et les terroristes sont venus. Aujourd’hui, vous avez déjà Ansar Dine qui a pignon sur rue dans Kidal. Le MNLA, qu’est-ce que c’est ? On aurait dû faire les choses de façon propre et régler le problème du Mali, à Kidal aussi, comme on l'a fait ailleurs.

RFI : Le MNLA a-t-il une part de responsabilité dans la mort de nos confrères ?

Ecoutez, dans ces circonstances, les mots peuvent parfois avoir des sens qu’on ne veut pas leur conférer forcément. De toutes façons le MNLA a créé une situation de non droit dans Kidal qui est susceptible de permettre toutes les dérives, qui est susceptible de créer des choses comme celle à laquelle nous venons d’assister. Oui moralement, ils ont une responsabilité parce que le MNLA n’aurait pas dû être à Kidal, tout simplement. Il n’y étaient pas, ils n’auraient pas dû y être.

Article complet sur le lien :  RFI, témoignage M. Bazoum

Publicité
Tag(s) : #Interview
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :