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Manif18avril1-GuineenewsManifestation du 18 avril et la ville morte du lendemain 19 avril. 

Comme il fallait s’y attendre encore, la manifestation du 18 avril a donné une nouvelle occasion à Alpha Condé et à son parti RPG de blesser, arrêter et tuer des Guinéens qui réclament des élections législatives dans le respect des dispositions de la loi. Selon même le bilan officiel provisoire, il y aurait eu 4 blessés par balles.

L’opposition guinéenne continue de jouer au chat et à la souris avec Alpha Condé. Elle organise des manifestations allant de la banlieue au stade ou au pont 8 novembre, c'est-à-dire à la rentrée de la ville. Pourquoi éviter de déranger le centre du pouvoir si dans tous les cas il y aura répression ? Le parti au pouvoir lui, manifeste en ville et au palais du peuple. Pourquoi pas ceux de l’opposition ?

Bien que ne croyant pas elle-même à la réussite d’une ville morte dans un pays de misérables comme la Guinée, l’opposition a à nouveau interrompu sa manifestation avec l’astuce d’appeler à la ville morte le lendemain. A en croire un témoignage sur Guineenews, même le Dr Fodé Oussou Fofana, proche de Cellou et deuxième vice président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), n’a pas suivi le mot d’ordre : sa pharmacie est restée ouverte (Lire).

Celui qu’on qualifie de doyen de l’opposition, Charles Pascal Tolno, soulève des indignations en déclarant : « Ils nous ont brutalisés de façon très barbare... ».

Nous rappelons à ce doyen que c’est de la culture de la violence qu’il a contribué à semer et à entretenir en Guinée qu’il est lui-même victime aujourd’hui. En effet en 1991/92, c’est le gouverneur de Conakry, Charles Pascal Tolno, qui fit arroger les femmes de l’opposition avec de l’eau chaude pimentée pour avoir voulu manifester à Conakry. C’est encore lui Charles Pascal Tolno qui descendra avec la police sur le campus pour attaquer les étudiants en plein sommeil vers 2 h du matin. Il y aura des blessés graves par la barbarie policière et la panique qui a fait sauter des étudiantes du 2ème étage pour échapper à la violence policière. La raison ? Les étudiants observaient une grève des cours pour exiger une ouverture de dialogue entre eux et le pouvoir qui n’avait pas réagi à leurs revendications.

Cette nouvelle répression mortelle aurait-elle des conséquences ou bien ces dernières victimes sont aussi simplement perdues comme les autres ?

Ce que veut et a déjà préparé Alpha Condé: la nomination par décret des députés

L’opposition a intérêt à être sérieuse et conséquente face à ce dictateur sans vergogne que nous avons aujourd’hui à la tête de notre pays, par leur faute surtout (Anciens de l’arc-en-ciel, Bâtisseurs et autorités de la transition). En effet, un passage de la réaction de son ami Jean Marie Doré au décret convoquant le corps électoral le 30 juin 2013 révèle les intentions d’Alpha Condé et les raisons de son obstination à faire organiser les législatives par la société commerciale sud-africaine spécialisée dans l’organisation des fraudes électorales, Waymark :

« Nous ne pouvons pas, après avoir examiné de tout côté la crise née du refus catégorique de renvoyer Waymark, accepter le décret. Parce qu’il n’y a aucune justification et que les Guinéens vont se battre pour une société commerciale. On nous dit que parce que monsieur Alpha Condé veut avoir 90 députés pour gouverner la Guinée comme il veut. Mais, la Guinée n’est pas sa propriété privée. Il est président de la République avec des pouvoirs légaux précis mais, il n’a pas le titre foncier de la Guinée » (Lire).

Ainsi, Alpha Condé et le RPG font organiser des législatives pour uniquement valider ou légitimer les résultats (quotas) déjà définis et probablement programmés dans le système Waymark (90 sièges pour le parti au pouvoir et 24 pour plus de 120 autres partis politiques).

Le choix entre la dictature du genre communisme et la destruction du pays.

A analyser les propos d’Alpha Condé de ce samedi 20 avril à Matam, les Guinéens ont le choix entre accepter sa dictature absolue et la destruction de leur pays.

« Il faut que la transition finisse, allez y vous faire recenser tous lors de la révision partielle qui a commencé. … Votez pour le programme du gouvernement. Ne regardez pas qui est candidat, quel que soit celui qui sera candidat, votez pour lui. Car, il ira représenter le gouvernement au parlement. … Car, vous ne votez pas pour sa propre personne. Mais plutôt, c’est le programme du gouvernement qu’il va défendre à l’assemblée…. Pour que nous travaillions beaucoup, il faut que nous ayons notre parlement qui va occasionner beaucoup d’investissements. … S’il plait à Dieu, le 30 juin nous aurons notre assemblée. Rien ne va l’empêcher ».

Ces propos du leader du RPG (lire sur Guineenews) confirment les déclarations de Jean Marie Doré. Dès qu’il s’est rendu compte que les Nations Unies répondent à l’appel de la Guinée en envoyant un médiateur international qui, selon les exigences de l’opposition, doit intervenir dans le cadre de la loi, Alpha Condé qui tient à avoir son parlement à lui et à son parti (ce qui n’est possible qu’avec Waymark et Sabari) coupe court et impose son programme par décret sans référence à la commission électorale nationale indépendante (Ceni), en flagrante violation de la loi :

« Partout où je vais les gens me disent votons. Mais, je n’avais pas accepté, parce que je ne croyais pas si les choses étaient au point. Je n’ai jamais fixé une date auparavant. Avant, j’étais de l’opposition. »

Au Maire de Matam qu’il qualifie de voleur de voix électorales, Alpha Condé n’hésite pas de dire publiquement :

« Nènè Koiya, vous m’aviez trop volé à l’époque. Mais, je n’ai jamais revendiqué, car, j’ai confiance en Dieu. Mais, le tout puisant paye toujours les patients et aujourd’hui on est ensemble ».

C'est-à-dire, « Aujourd’hui on est ensemble pour voler ceux qui sont de l’opposition. »

Et Alpha Condé prévient :

« Donc, donnons-nous la main, n’acceptons pas de faire guerre et de s’insulter. Car, nous n’avons pas où aller si la Guinée est détruite »

Quand on sait que le leader du RPG ne venait en Guinée que pour des élections et dont le fils n’a jamais mis pieds dans notre pays avant d’être le conseiller de son père président, on comprend à qui ces propos sont adressés.

Le début de réveil en Haute Guinée ?

Pour la course à la présidence, Alpha Condé n’a pas hésité de mentir aux Guinéens en leur disant que son père est de Kouroussa (Malinké) et que sa mère est de Boké (Soussou). Ceux qui le connaissent démentirent ce mensonge inutile (personne ne lui a demandé ses origines en Guinée pour être accepté comme citoyen à part entière de notre pays), mais ses partisans ont tout nié en bloc (Lire).

L'entrée en jeu d’un collectif français qui a décidé de poursuivre Alpha Condé en justice (Lire), semble avoir eu son effet jusqu’à Siguiri, ville où les habitants peuls furent victimes d’attaques racistes en octobre 2010. Après la prière de ce vendredi 19 avril 2013, les notables et l'Imam de Siguiri ont organisé une prière spéciale demandant à ce que les Guinéens se pardonne chez eux et en priant Dieu de maudire, chasser et d'éloigner de notre pays, la personne satanique qui a été à l'origine de ces haines et violences entre des communautés guinéennes.

La méchanceté, l’injustice et l’ingratitude d’Alpha Condé envers les Guinéens

A Zogota et à Gueckedougou, Alpha Condé a montré qu’il est prêt à tuer tout un village guinéen pour défendre des intérêts de ses amis étrangers ou assoir sa dictature absolue en Guinée. Alors que des Guinéens pères et mères de familles sont arbitrairement chassés de leurs travail, des Burkinabés, Maliens, Ivoiriens, Français etc. chèrement payés sont importés pour occuper des postes juteux en Guinée, au service d'intérêts étrangers. Dans certains villages de la Haute Guinée, des Burkinabés équipés de bons et modernes instruments d’extraction d’or sont devenus plus nombreux que les habitants locaux.

Les hommes politiques guinéens qui refusent de soutenir son projet d’instaurer un parti-Etat en Guinée sont exclus, persécutés et menacés de morts dans leur propre pays. Après Baidy Aribot qui a eu sa tranquillité après la mise en garde des notables de la Basse Côte, c’est au tour de Jean Marc TELLIANO de faire cette expérience aujourd’hui. Pour masquer le caractère politique du harcèlement dont ce compatriote fait objet aujourd’hui de la part du régime Alpha Condé, ce dernier l’accuse de détournement de fonds quand il était ministre. Cependant, avant de quitter ses fonctions, Jean Marc Telliano, dans un courrier daté du 5 avril 2012, avait personnellement prié la présidence et le gouvernement d’auditer son ministère (Voir fichier ci-dessous). Ils ne l’ont pas fait.

Nous pensons que Monsieur Telliano (que nous ne connaissons pas et avec qui on n’a eu aucun échange, qui ne sait même pas que nous avons eu ces documents) a fait preuve de civisme et d’intégrité par son acte qui met à l’évidence la mauvaise foi et le manque de sérieux d’Alpha Condé et de son gouvernement qui cherchent aujourd’hui à porter toutes sortes de charges sur lui parce qu’il n’est plus avec eux.

Alpha Condé est le fils d’un domestique burkinabé venu en Guinée avec son maitre employeur blanc (Français). A son âge de 15 ans, le Français l’amena avec lui en France. On ne peut donc pas reprocher à Alpha Condé d’avoir un sentiment de devoir envers le pays de son père qui est sa patrie et d’avoir plus d’attachement au Burkina qu’à la Guinée (Il préférait y vivre s’il n’est pas en France). Car, dans un pays étranger, les parents s’appliquent expressément à cultiver l’amour et la culture du pays d’origine à l’enfant auquel on fait comprendre que c’est là-bas chez lui. C’est avec le temps que l’enfant s’intègre et acquiert l’amour et le sentiment d’appartenance au pays d’accueil de ses parents qui devient sien. Mais Alpha Condé vivait avec un blanc (coupé de la vie guinéenne) et qui l’a amené avec lui en France déjà mineur, avant qu’il n’ait eu l’âge de sortir de la maison familiale et vivre indépendant dans le milieu. De son âge de 15 ans à ses 73 ans, il n’a jamais rien partagé avec la population guinéenne pour gagner son amour et avoir pitié de ce peuple. Il n’hésitera d’ailleurs pas de prier l’homme d’affaires Guido Santullo, de cesser d’importer le riz en Guinée afin que ce peuple « maudit » qui acceptent le règne de Lansana Conté, souffre suffisamment (Lire). En effet, tout ce qui liait Alpha Condé à la Guinée, c’est la course au pouvoir qui lui était plus possible en Guinée qu’ailleurs.

Lorsque, en 2010, la Constitution de 1990 qu’il a lui-même approuvée et votée ne permettait plus sa candidature aux élections présidentielles, les Guinéens la firent modifier pour lui permettre d’être dans la course à la présidence guinéenne. Ayant perdu dès le premier tour, on lui donna le temps nécessaire, en maintes violations de la Constitution, de rattraper d’abord son adversaire et préparer les conditions de sa victoire avant d’organiser le second tour (Substitution de l’opérateur électoral SAGEM à celui que lui et son fils sont allés cherché Waymark, l’installation de 1000 bureau de vote supplémentaires dans son fief, le vol de 27 ordinateurs de la Ceni qui serviront à la modification du fichier électoral et à la préparation de la fraude, campagnes de mensonge et de stigmatisation contre l’ethnie peule à laquelle appartient son adversaire, agressions contre les électeurs peuls provoquant le déplacement de plus de 40 000 pour les empêcher de participer au vote etc.).

A la fermeture des bureaux de vote, le RPG signe les PV pour soi et pour les représentants non présents de l’UFDG en Haute Guinée. Tout sera validé par la Ceni présidée par le malien Toumany Sangaré et dirigée par le vice-président militant du RPG Louncény Camara. Alpha Condé devient Président, sans le moindre mérite, en Guinée. Ainsi, la Guinée a donné à Alpha Condé, le meilleur de ce qu’il peut donner à un ou une de ses propres enfants.

Pour des raisons citées ci-haut, on ne peut pas lui en vouloir de ne pas aimer la Guinée et son peuple. Ce qu’on ne comprend pas et qu’on ne devrait pas lui permettre, c’est de détruire notre pays, ce pays qui lui a donné ce que ni celui de son père (Le Burkina) ni celui de sa mère (Le Mali) ne lui donneraient jamais !

Nous suggérons donc à toute la classe politique guinéenne de se retrouver et mettre Alpha Condé en demeure de respecter la Constitution et le peuple de Guinée ou de rentrer pour le restant de sa vie chez son père au Burkina ou chez lui en France.

SADIO BARRY

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Tag(s) : #Libre opinion
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