Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

alassane-dramane-ouattara

Au lendemain des violences meurtrières à Abidjan contre les pro-Ouattara, l'Union européenne, la France et les États-Unis ont augmenté d'un cran la pression sur le président sortant ivoirien Laurent Gbagbo, qu'ils somment de quitter le pouvoir.

 «Gbagbo doit partir avant la fin de la semaine, sinon il figurera nommément sur la liste des personnes visées par des sanctions de l'UE, gel d'avoirs et restrictions de visas»:

 Nicolas Sarkozy a été intraitable, hier, au lendemain des violences meurtrières en Côte d'Ivoire.

 Les dirigeants de l'UE ont exhorté l'armée à «se placer sous l'autorité du président démocratiquement élu, Alassane Ouattara», reconnu par la communauté internationale comme le vainqueur de l'élection controversée du 28novembre. Les États-Unis ont aussi estimé hier qu'il était temps que Laurent Gbagbo renonce au pouvoir et que, dans le cas contraire, les États-Unis étaient «prêts» à prendre des sanctions à son encontre.

Les États-Unis prêts à prendre des sanctions

«Les États-Unis sont prêts à imposer des sanctions ciblées, individuellement en tant que pays et de concert avec nos partenaires, contre le président Gbagbo, sa famille immédiate et le cercle de ses proches s'il devait continuer à revendiquer illégitimement le pouvoir», a déclaré le porte-parole Philip Crowley. Le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, est arrivé hier dans la capitale économique ivoirienne pour tenter une nouvelle médiation dans l'espoir d'éviter le pire à la Côte d'Ivoire, déchirée par une quasi-guerre civile en 2002-2003 et coupée en deux depuis lors. Après un entretien avec le représentant de l'Onu dans le pays Choi Young-jin, il a rencontré Laurent Gbagbo, avant Alassane Ouattara. Il n'a pas fait de déclaration à sa sortie. L'UA avait aussi reconnu la victoire de Ouattara.

 Mais plutôt qu'une médiation, le Premier ministre kenyan Raila Odinga a suggéré le «recours à la force militaire» pour déloger Gbagbo.

 Moscou a appelé à éviter les violences. Hier après-midi, dans Abidjan quadrillée par les forces fidèles à Gbagbo, rien ne signalait une nouvelle mobilisation des partisans de Ouattara, malgré l'appel à reprendre la marche sur la télévision d'État tentée jeudi au cours de laquelle au moins une dizaine de personnes ont été tuées.

Source: Letelegramme.com

 

Commentaire

Selon Bernard Houdin, le conseiller spécial de Laurent Gbagbo,

"il suffit de connaître la vie politique de président Gbagbo depuis trente ans. C’est un monsieur qui s’est formé dans l’action politique pour défendre la démocratie dans un pays où il n’y avait que le parti unique. C’est un monsieur qui s’est battu pour que l’alternance se fasse de façon démocratique à travers des élections....Et je pense que le président Gbagbo en tant que grand démocrate ne doit pas quitter le pouvoir après une élection qui est en grande partie truquée dans le nord...Toutes les parties devraient commencer à réfléchir, à discuter...”

Le président autoproclamé, désavoué par l'ensemble de la communauté internationale, a exigé samedi le départ des 10.000 Casques bleus et des 900 soldats français présents dans le pays.

L'opération onusienne compte quelque 10.000 Casques bleus dans le pays. Vendredi soir à Abidjan, leur base a été la cible de tirs de la part d'hommes masqués portant des uniformes militaires. Quant à la force de l'ex-puissance coloniale française, Licorne, elle compte environ 900 hommes. Ils sont chargés, en cas de besoin, d'organiser l'évacuation des 15.000 Français expatriés en Côte d'Ivoire

«Ce que M. Gbagbo a dit n'engage que lui seul et sa clique. Il n'est plus habilité à parler au nom de la Côte d'Ivoire», a réagi le porte-parole de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), Félicien Sékongo. «Il y a une seule personne habilitée à parler au nom de la Côte d'Ivoire, c'est le président élu Alassane Dramane Ouattara»

Le Figaro.fr

 

Il devient de plus en plus évident que Gbagbo ne quittera le pouvoir que contraint par une force supérieure à celle de ses militaires fanatisés par la politique de l'Ivoirité. A ce sujet lire l'article bien documenté de M. Ollaid sur Guineelibre:

Conflit Ivoirien et amalgame guinéen

http://www.guineelibre.com/article-conflit-ivoirien-et-amalgame-guineen-63240648.html

Publicité
Tag(s) : #Libre opinion
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :