Il faut vraiment être Konaté, en voyage permanent dans les vignes du "Saigneur", pour oser dire après les massacres et vandalismes de Siguiri, Kankan, Conakry que "l'armée doit être félicitée pour son calme".
C'est presqu'un aveu que ce Général auto-promu fait pour la première fois: "Il n'est pas question d'être interpellés à nouveau par la justice nationale et internationale à cause de nouvelles exactions et d'un autre bain de sang".
Pour les guinéens, ce "calme" et la crainte supposée d'un nouveau bain de sang signifient l'existence d'un brevet de libre massacre et atrocités délivré à chaque membre des troupes d'élites de l'armée et de la FOSSEPEL, sous couvert de sécurité, dans la répression contre leurs propres populations. En fait contre des parties très ciblées de la population, les peulhs devenus les responsables de l'insalubrité générale , produit logique de 52 ans de dictatures ininterrompues. C'est commode de trouver une victime expiatoire consentante.
En fait après un tri entre "bon" et "mauvais" guinéens, les second étant exclusivement les peulhs, nos "forces d'insécurité font ce qu'elles savent faire depuis le début de cette interminable "Indépendance".
Symptomatique de toutes les dictatures de pays sous-développés, l'attaque brutale contre les organisations nationales de défense des droits de l'homme. Chez nous, c'est maintenant monsieur Aliou Barry de l'ONDHG qui vient d'en faire les frais, maltraité et littéralement broyé par la furie irraisonnée des anti-peulhs de l'armée de Sékouba. Comme toujours, malgré les promesses, personne ne sera ni inquiété ni puni. Cela dure depuis Sékou et n'est pas prêt de s'arrêter. Et c'est une "victime" du Stade, J-M Doré, qui incite et donne l'ordre "civil" à des militaires déchaînés de s'attaquer à la population peulhe.
. L'ONU et les organisations humanitaires auront beau dénoncer ces crimes, la collusion PDG-RPG et milices militaires aux mains de Konaté, Jean-Marie Doré et Alpha Condé feront ce qu'ils veulent tant qu'ils en auront les moyens et tant qu'on les laissera faire.
La responsabilité est donc située, mais il faut ajouter que la politique de "tolérance" de Cellou qu'il défend contre vents et marrées n'est pas complètement étrangère à la hardiesse dont font montre les troupes Angbansanlés de M Alpha Condé, .Malheureusement.
Thierno A DIALLO