Nous sommes bien au mois d'Avril, mais l'heure du "poisson d'Avril" est bien passée. Ce que vous lirez ci-dessous aura peut-être l'air d'une grosse blague; mais tel n'est certainement pas le cas. L'histoire est bien réelle, et vient de se passer ce 23 Avril 2013 en Tchétchénie, une République faisant partie de l'immense Fédération de Russie du Président Vladimir Poutine. On ne peut décidémment pas demander à ce dernier de s'occuper des problèmes de son vaste pays et de tous ses "originaux" en même temps. Fauit-il en rire? a vous d'en juger.
Lisez plutôt:
"Le président tchétchène Ramzan Kadyrov s'est vanté mardi d'avoir convoqué un de ses ministres sur le ring pour le punir de ses erreurs, montrant sur internet des photos de la scène que la télévision russe a par ailleurs filmée.
M. Kadyrov a écrit sur le site Instagram qu'il avait ainsi eu une séance de boxe avec le ministre des Sports et de la Culture physique de Tchétchénie, la république caucasienne russe qu'il dirige, auquel il reprochait de mal entretenir le bâtiment abritant le siège de son ministère.
"Avec un crochet du gauche et du droit, je lui ai expliqué" qu'il devait "faire marcher (sa) tête", a-t-il écrit.
La chaîne de télévision russe NTV a diffusé mardi une séquence dans laquelle on voit Ramzan Kadyrov sur le ring avec le ministre en question, Salambek Ismaïlov, en train de mollement se défendre avec ses poings face au président qui lui décoche des coups sur la figure.
Le "match" s'est déroulé en deux rounds et en présence d'un arbitre, a précisé NTV.
Le ministre a toutefois été autorisé à mettre un casque "parce qu'il devait aller au travail le lendemain", a raconté M. Kadyrov.
Le ministre russe du Travail et de la Protection sociale, Maxime Topiline, a assisté au combat, un large sourire aux lèvres, d'après des images de la télévision.
Ramzan Kadyrov a assuré sur Instagram qu'il était "efficace de punir de cette façon les manquements de responsables officiels" et qu'il faisait même ainsi une faveur à Salambek Ismaïlov.
"Je pense qu'il est mieux pour lui de se débarrasser face à moi sur le ring de son énergie négative plutôt que de reporter sa mauvaise humeur sur les membres de sa famille chez lui", a-t-il ajouté.
Homme fort de la Tchétchénie, placé au pouvoir par Moscou, M. Kadyrov est connu pour ses propos à l'emporte-pièce tandis que les défenseurs des droits de l'homme dénoncent depuis des années les exactions dont ils accusent ses milices."
Bref, les gens comme Dadis, qui menaçait lui "d'ôter sa tenue" pour la bagarre avec ceux qui voudraient l'empêcher de se présenter comme candidat, ce n'est pas que chez nous qu'on en trouve. Ils ont au moins en commun d'être tous des dictateurs.
Thierno A DIALLO
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