«Tous les habitants de cette zone du nord de l'Irak n'ont pas eu la chance de pouvoir fuir à temps. D'après le ministère irakien des Droits de l'homme, plusieurs massacres ont été perpétrés dans la région. «Nous disposons de preuves évidentes obtenues auprès de yazidis ayant fui Sinjar et de certains ayant échappé à la mort, mais aussi à partir d'images de scènes de crimes qui montrent de manière incontestable que les bandes de l'État islamique ont exécuté au moins 500 Yazidis après s'être emparées de Sinjar», affirme le ministre Mohamed Chia al-Soudani .
«Certaines victimes, dont des femmes et des enfants, ont été enterrées vivantes dans des fosses communes éparpillées dans et autour de Sinjar», poursuit-il. «Sur certaines images que nous avons obtenues, des cadavres de yazidis sont alignés après avoir été tués d'une balle dans la tête tandis que des combattants de l'État islamique se réjouissent et agitent leurs armes au-dessus des corps.» Au moins 300 femmes auraient également été enlevées dans le but d'en faire des esclaves. «Ils en ont enfermé certaines dans un commissariat de Sinjar et en ont transféré d'autres dans la ville de Tal Afar. Nous craignons qu'ils les emmènent à l'extérieur du pays.
Déclaration du pape François
«Les informations arrivant d'Irak nous laissent incrédules et effarés: des milliers de personnes, dont beaucoup de chrétiens, chassées de leur maison de façon brutale, des enfants morts de faim et soif pendant la fuite, des femmes séquestrées, des violences de tout type», a déploré le pape François. «Ces violences» et les «destructions de masse, de maisons, du patrimoine religieux, historique et culturel de la région» sont «une offense grave pour Dieu et l'humanité» car «on ne peut pas apporter la haine au nom de Dieu, on ne fait pas la guerre au nom de Dieu», a-t-il poursuivi. Le Pape appelle à «une solution politique efficace au niveau international et local pour mettre un terme à ces crimes et rétablir l'état de droit».
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