
La soldatesque guinéenne est composée de personnes sans cœur et sans morale. Certains ne veulent pas l'entendre. C'est peine perdue, dit-on.
Nous cherchons toujours en son sein cette fameuse "fraction républicaine", sans succès. Fatigué, il faudra bien laisser cette tâche à personnes plus "clairvoyantes". Nous avons appris malgré toute la bonne volonté du monde à nous méfier des belles constructions lexicales qui ne recouvrent aucune réalité tangible. Nous savons d'autre part que les commanditaires des tueries ont toujours présenté des visages souriants, c'est une constante depuis Sékou. Ceux qui en font des héros, ou des "héros et des tyrans" sont les éternels intellectuels égarés que notre pays a produit en grandes quantités. Soyons réalistes, les diplômes cachent parfois une misère insondable. Chaque dictateur a eu sa cour de grands savants arborant des CV longs comme un jour sans pain.
Nous avons vu le ballet de commis aux sales besognes du CNDD mettant en cause tous les forfaits avérés. Des images symbolisent cette ultra bestialité digne des nazis et des fascistes : le soldat qui brandit son poignard avant de l'enfoncer dans le thorax de sa victime à terre, la personne ligotée au, point de réunir ses coudes au dos, la femme hébétée ne réalisant pas ce qui lui arrivait, pour le simple fait de manifester pacifiquement contre une dictature obscurantiste, etc.
En réalité, ces "soldats" doivent tous être radiés et jugés pour crimes contre l'humanité, sans exception.
Depuis les massacres du Stade le 28 Septembre 2009, des témoignages toujours plus nombreux viennent apporter leur modestes et douloureux récits de cette infamie programmée par un soldat en délire complet, comme des pierres au mur de la honte dressée par les ethno-fascistes forestiers de Pivi et Dadis.
Car la bestialité sans limite n'en est plus une, cessons d'accuser les animaux qui tuent principalement pour se nourrir; les fascistes eux massacrent par plaisir, enivrés au propre et au figuré par les discours haineux de "dirigeants" incultes et faisant appel à leurs instincts les plus primaires.
Quelques extraits de la relation d'Amnesty International, rapportée par Jeune Afrique
[..]Amnesty a pu s’entretenir avec certaines de ces victimes, avec leurs proches ou avec des témoins des scènes de violence qui ont préludé à une nouvelle crise politique dont le pays peine encore à sortir aujourd’hui.
« Tous les leaders étaient présents sauf Jean-Marie Doré qui avait du retard. Dès son arrivée, des grenades lacrymogènes ont été lancées sur les manifestants. Nous avons été surpris de voir les Bérets rouges arrivés en rangs serrés, ils tiraient sur tout le monde. On aurait dit un film de guerre », raconte Bintou, une jeune femme qui participait à la manifestation.
La suite de son récit détaille la barbarie de ces militaires qui, après l’avoir emmenée dans une villa privée où elle a été droguée, l'ont retenue pendant plusieurs jours.
« Les hommes cagoulés sont venus me violer trois fois par jour par groupe de quatre. Pendant que certains me faisaient tout ce qu’ils voulaient, un autre filmait la scène avec son téléphone portable. »
Fatou, une autre guinéenne confrontée à la même situation, rapporte les propos tenus par des militaires à son encontre : « Ils ont dit : ‘on va vous exterminer, on vous a demandé de ne pas aller au stade et gare à vous si vous vous amusez à raconter ce que vous avez subi ici. Nous viendrons pour tuer toute la famille’. »
Des témoins ont raconté avoir été arrêtés illégalement pour leur participation à la manifestation du stade, et avoir été détenus dans des conditions effroyables .
Des personnes « ont été détenues (...) au camp Alpha Yaya Diallo (…) dans un container fermé avec un cadenas », détaille le rapport.[..]
Le 21ème siècle n'est plus le 20ème, certains ne le comprendront jamais. Impossible de tuer et de se cacher de nos jours lorsque des satellites géostationnaires peuvent faire des images d'une résolution de l'ordre du mètre carré, de jour et de nuit. Il est certains que les grandes puissances détiennent des images du déplacement et du matériel de nos "armées", des tueries de Conakry et d'ailleurs, qui seront déclassifiées un jour. Les téléphones et autres appareils portables sont devenus des concentrés hors-pair des technologies de la communication. Toumba le recherché( Thiegboro avait affirmé l'avoir arrêté…) a toujours accès au monde extérieur.
Espérons que l'interminable page sombre de la Guinée se tourne enfin, malgré les efforts des gens comme Ben Sékou Sylla, président PUP à vie de la CENI.
Thierno A DIALLO
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