[..]Du secrétariat général par intérim à la présidence, il y a un pas, que Cissé, peu charismatique et mal connu de la base, aura du mal à franchir. Il sera confronté à des challengeurs tels que Mohamed Diané, vice-président du parti. Si le compagnon de lutte de Condé n'a pas encore affiché ses ambitions, nombre de militants le voient à la tête du RPG et de l'Alliance Arc-en-ciel.
Depuis la rupture, en août 2011, entre cette dernière et le Parti de l'espoir pour le développement national (PEDN) de l'ex-Premier ministre Lansana Kouyaté, qui estime que le RPG et ses alliés n'ont pas tenu leurs engagements, François Lonsény Fall (0,46 % au premier tour) apparaît comme l'une des plus fortes personnalités de l'Alliance. Mi-janvier, il a fait fusionner son parti, le Front uni pour la démocratie et le changement (Fudec), avec le RPG. Et il y a fort à parier que, après avoir sabordé son parti, Fall n'a pas l'intention d'aller jouer les seconds rôles dans un RPG en quête d'une personnalité charismatique.
Il y a fort à parier que François Lonsény Fall n'a pas l'intention de jouer les seconds rôles.
Quant aux autres ténors de l'Alliance Arc-en-Ciel, tous restent fidèles au pacte signé en 2010, entre les deux tours, avec le parti présidentiel. Ousmane Bah, président de l'Union pour le progrès et le renouveau (UPR), candidat malheureux du premier tour (0,68 %) et rival sans réels atouts de Diallo dans le pays peul, occupe le très stratégique portefeuille des Travaux publics et des Transports. Papa Koly Kourouma, le leader forestier pro-Dadis, à la tête du Rassemblement pour la défense de la République (RDR, arrivé cinquième à la présidentielle avec 5,74 %), est ministre de l'Énergie et de l'Environnement. Ils ne sont cependant pas les mieux placés pour la présidence de l'Alliance, Condé ne souhaitant pas que les membres du gouvernement soient plus occupés à faire de la politique qu'à travailler sur les dossiers nombreux et difficiles dont ils sont chargés.[..]
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